Hier, des milliers d’étudiantes et d’étudiants, de jeunes, de parents et de membres de la communauté se sont présentés, ont exercé leur pouvoir collectif et ont manifesté pour exiger que le gouvernement cesse de recourir à ses politiques régressives et prônant la privatisation en matière d’éducation postsecondaire. Les étudiantes et étudiants ont établi des liens entre les réalités manifestes auxquelles ils sont confrontés : la crise dans le secteur de l’éducation, les guerres et les génocides qui se poursuivent, la crise climatique et la crise des migrants. Les étudiantes et étudiants savent que chacun de ces enjeux est étroitement lié aux autres et ils savent également que lorsque nous nous unissons, nous gagnons. Ayant réuni des milliers de personnes provenant des quatre coins de la province, le rassemblement « Ne touchez pas à notre système d’éducation! » d’hier a permis d’envoyer un message fondamental sur l’importance du pouvoir collectif, un pouvoir qui ne fait que gagner en ampleur. 

Le Service de police de Toronto (SPT) a réagi à cette manifestation de pouvoir collectif par des actions et une présence violentes et disproportionnées : deux étudiants ont été violemment arrêtés et des participantes et participants ont été brutalisés à la fin de l’action, alors que la foule commençait à se disperser. Des étudiantes et étudiants ont été plaqués au sol, traînés dans la boue, poussés et, dans certains cas, même frappés à l’aide d’objets arrachés des mains d’autres participantes et participants. Cette violence – intentionnelle – était une tentative claire et calculée de répression, d’intimidation et d’alarmisme. 

La Fédération condamne avec fermeté la violence, la brutalité policière et la criminalisation d’étudiantes et d’ étudiants qui manifestent pour leur éducation, alors que ce gouvernement intensifie ses attaques contre les étudiantes et étudiants. Qu’il s’agisse de la police d’État, de services de sécurité sur les campus ou de services de sécurité privée, ce n’est pas la première fois que nous sommes témoins de brutalité policière dans le cadre d’actions organisées par des étudiantes et étudiants. Nous voyons ces attaques pour ce qu’elles sont : des tentatives délibérées de réprimer et d’intimider des étudiantes et étudiants qui refusent de garder le silence alors que leur système d’éducation et leurs campus se font attaquer. Soyons clairs : les étudiantes et étudiants ne peuvent pas laisser – et ne laisseront pas – cette intimidation les empêcher de tenir le gouvernement Ford responsable ou de défendre notre système d’éducation publique pour toutes et tous. Nous devons continuer à revenir par milliers, et c’est ce que nous allons faire.

La Fédération confirme qu’aucun-e étudiant-e ne sera laissé-e pour compte et que toutes et tous seront protégés. Les deux personnes arrêtées ont depuis été libérées et continueront de bénéficier du soutien de la Fédération et de ses organismes partenaires.

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